top of page

Du baroque au bas rock

  • manoncolas2
  • 24 mai 2022
  • 1 min de lecture

Pleine de Grâce de Gabriela Cabezon Camara, publié en 2009


Une incroyable histoire d'amour. Entre deux femmes. L'une est journaliste, Qüity, l'autre est une icône transsexuel, Cleopatra. On accepte d'emblé leurs différences et leur intimité. Comme elles, on souhaite s'élever contre la censure.

La violence à l'état brut pour une culture qui patauge dans un océan d'injustices. La pauvreté est brillamment montrée. Gabriela Cabezon Camara juxtapose le pure et l'insalubre, le trivial et le sacré, dans un monde qui assume son ambivalence. Il est question de la grâce de la Santa Maria et de la beauté du vice. Alors on prend l'idée au sérieux, avec un sourire parfois désolé et cynique, propre à l'Argentine -un peu comme Les Vilaines de Camila Sosa Villada.

Le désir d'un monde meilleur est si fragile, que l'on y projette une peine plutôt qu'un espoir, et c'est en ce détail qu'e l'histoire est prévisible. Jusqu'à la dernière phrase, proposé comme un twist final on succombe à leur foi indéniable.

C'est excentrique et litanique. C'est spontané, comme elles parlent, elles s'insultent, elles respirent, et elles transpirent leur vie percutante.

 
 
 

留言


Recevoir ma newsletter

Merci pour votre attention!

© 2023 par Manon Colas sur les Pensées Furtives. Proudly created with Wix.com

  • Instagram
bottom of page